37 DIA, ça va mais 8 DIA, bonjour les dégâts !

La guerre entre Carrefour et Gastt ne fait que s’accroitre désormais, avec malheureusement les salariés des 8 magasins déjà cédés du premier au second pris en otage (Ils n’ont reçu aucun salaire depuis la reprise).

Pour mieux comprendre la situation, essayons de reprendre les évènements dans l’ordre :

En 2014, Carrefour rachète DIA et la Haute Autorité de la Concurrence étudie le dossier en imposant à Carrefour de se séparer de 8 points de vente.

De son côté, le groupe polonais GASTT ambitionne de lancer une nouvelle chaine de magasin en France du nom de OKEY. On apprend alors le nom du patron de GASTT Adam Kuzmicz.

En mai 2016, GASTT et CARREFOUR trouvent un accord avec la cession de 37 points de vente à savoir les 8 magasins désignés par les Autorités et d’autres points de vente DIA. Le patron de GASTT expliquait même : « Des investisseurs m’accompagnent sur le projet global, qui inclut une centrale d’achat, des filières d’approvisionnement et des revenus locatifs tirés des murs de 11 magasins que je devais aussi racheter« 

Car depuis mai 2016, rien n’a avancé. Les magasins ne sont pas transformés, les salaires ne sont plus payés, et GASTT est placé en redressement judiciaire. Devant le tribunal, GASTT se retournait donc contre Carrefour en demandant la cession de 37 magasins, alors que les 8 premiers sont laissés à l’abandon.

La situation s’obscurcit, puisque GASTT ne souhaite pas donner plus de précisions sur les investisseurs. Mais le patron polonais n’en démord pas. Avec ces 8 points de vente cédés, il ne peut rien faire, alors qu’avec 37, il pourrait enfin avancer.

On a du mal à comprendre GASTT d’une part mais également CARREFOUR, qui a du avoir toutes les cartes et données en main. Quoi qu’il en soit, un nouveau délai d’une semaine a été donné à GASTT par le tribunal, avant que ce dernier ne prononce sur la liquidation de l’entreprise.

 Le magazine Linéaires cite Adam Kuzmicz, qui aurait déclaré : « J’ai signé un acte ferme avec Carrefour pour acheter 37 magasins, rappelle Adam Kuzmicz. J’ai eu la faiblesse d’accepter un premier plan pour 8 sites sous la pression de Carrefour, pensant que les autres allaient suivre rapidement, ce qui n’a pas été le cas. Comment voulez-vous que je fasse démarrer mon projet de nouvelle enseigne avec un si petit parc, éclaté entre le Nord, Paris et Marseille ? »

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