Amazon, e-commerçant et champion de l’optimisation fiscale

 

A en croire les dernières révélations, Amazon n’est pas qu’un champion du e-commerce mais performe aussi lorsqu’il s’agit d’optimisation fiscale. C’est l’Union européenne qui pointe du doigt ce travers du e-commerçant américain, en condamnant le Luxembourg à rembourser 250 millions d’euros, correspondant à des avantages fiscaux indus accordés à l’e-commerçant.Il faut dire que les Géants de la Toile sont dans le collimateur de l’Union européenne. C’est au tour d’Amazon d’en faire la cruelle expérience après Google et Apple. L’enquête européenne contre la firme de Seattle a commencé en 2014.

 

Margrethe Verstager  s’est ansi justifiée :  « En d’autres termes, Amazon a pu payer quatre fois moins d’impôts que d’autres sociétés locales soumises aux mêmes règles fiscales nationales. Il s’agit d’une pratique illégale au regard des règles de l’UE en matière d’aides d’État. Les États membres ne peuvent accorder à des groupes multinationaux des avantages fiscaux sélectifs auxquels les autres sociétés n’ont pas accès. »

Certes, le montage juridique du dossier est subtil et compliqué à cerner, mais l’Union européenne s’est donnée le temps des investigations. Le rôle de M Juncker est également pointé du doigt, car l’actuel responsable européen était alors en responsabilité au Luxembourg.

Pour rétablir l’égalité de traitement de toutes les entreprises, l’Europe s’est donc retournée contre le Luxembourg pour récupérer ces 250 millions d’euros, qui constituent certes une somme non négligeable mais qui paraissent bien dérisoire par rapport aux 13 milliards d’euros réclamés à l’Irlande pour Apple.

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