Carrefour et Casino se partagent Paris

 

Le commerce alimentaire à Paris souffrirait-il de monopole ? C’est en tout cas ce qu’a noté l’autorité de la Concurrence suite à sa saisine en 2011 par le maire de Paris, Bertrand Delanoë. Ainsi, l’enseigne stéphanoise, Casino, était pointée du doigt puisqu’elle détenait à cette date 61.7 % des surfaces commerciales parisiennes. Certes, l’interdiction posée par Jacques Chirac à la fin des années 1970 de l’hypermarché dans la capitale, avait favorisé l’explosion des supermarchés et autres commerces de proximité.

Paris, un marché atypique

C’est en s’appuyant sur ce constat, que certaines enseignes se sont développées dans la capitale, à commencer par les enseignes fondées par Jean Baud d’abord Franprix dans les années 1960 puis Leader Price dans les années 1990.

Rachetées par Casino, ces enseignes ont permis au groupe de distribution de Saint-Etienne de multiplier les ouvertures à Paris (143 entre 2005 et 2012). Avec 370 magasins, Casino s’impose comme le chef de file du commerce à Paris, quasi-monopole accentué encore, en juillet 2012, par le rachat de Monoprix.

Carrefour – Casino, les deux acteurs majeurs du commerce à Paris

C’est cette situation, qui a conduit l’Autorité de la Concurrence à condamner Casino à céder 55 de ses magasins à Paris. Certes, les enseignes sont nombreuses à se battre pour acquérir ses points de vente. Mais Casino semble préférer la piste de Marks & Spencer notamment plutôt que de les rétrocéder à Carrefour, le principal concurrent de Casino à Paris.

Avec 53 points de vente sous enseigne Proxi, 18 Carrefour Market, 37 8 à huit et 22 Carrefour City, Carrefour reste loin derrière les 317 Franprix, 33 Monop, 60 Monoprix, 16 Leader Price et 33 Naturalia du groupe Casino.

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