Casino, un 3ème trimestre décevant mais….

On connait depuis le 14 octobre dernier les résultats de Casino pour la France au cours de ce 3ème trimestre de l’année. Sans surprise, le chiffre d’affaire est en retrait sur le pays et le distributeur stéphanois explique cette contre-performance par une météo capricieuse.Les hypermarchés Géant en mauvaise posture…

Si le groupe recule de 2.6 % sur la période, les hypermarchés Géant reculent de 5.7 % (la baisse se limite à 3.9 % si on adopte une étude à magasins comparables.)

Si l’argument de la météo pourrait paraître justifié, Géant avait déjà connu un troisième trimestre pitoyable en 2013. A cette époque, les hypermarchés enregistraient déjà une baisse de 3.8 % et la chute était encore plus importante à magasins comparables s’établissant à 4.7 %.

Cette baisse d’activités (non négligeable pour le groupe de Saint Etienne) vient ruiner les bénéfices de la politique massive de baisse de prix de l’enseigne, baisse qui a coûté une diminution de la marge du groupe mais qui avait commencé à porter ses fruits au second trimestre (+1.1 % de chiffre d’affaires à magasins comparables).

Casino, des signes encourageants

Certes certains résultats peuvent autoriser l’optimisme (Géant Casino enregistre ainsi une petite hausse (+1.4%) sur le PGC-Frais Industriel) et viennent conforter l’annonce faite que les dernières semaines laissent présager de meilleurs résultats.

On sait que la guerre des prix a mis à mal la marge de manœuvre du groupe. Pourtant, Casino fait savoir qu’il n’a pas l’intention de relancer une nouvelle baisse massive (même si cela a déjà été fait il y a quelques semaines). Ou est la vérité ? Personne ne le sait vraiment, car il faut compter sur les concurrents du groupe stéphanois, et on sait que Leclerc déteste se faire attaquer sur son credo : l’image prix.

L’annonce des chiffres du groupe stéphanois ont aussi permis de souligner la satisfaction née de la clarté des offres promotionnelles, principalement celles liées à la dégressivité des prix en fonction des volumes dans les hypermarchés du groupe.

Les autres filières du groupe en France présentent aussi (malheureusement pour la dynamique que le stéphanois espérait avoir insufflé) des résultats décevants. Les supermarchés Géant dévissent de 4.6 % (en comparable) alors que la baisse de l’ancienne pépite du groupe, Monoprix, se limite à 2.4 %. Pour Monoprix, la direction justifie cette baisse par la fermeture imposée à certains magasins ainsi que la cession de plusieurs points de vente imposés par l’Autorité de la Concurrence.

La branche discount (Franprix et Leader Price) dévisse encore de 1.3 % pour ce 3ème trimestre et la baisse est en outre atténuée par l’intégration des anciens magasins Le Mutant. La baisse doit masquer un gouffre qui se creuse.

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