CASINO mise sur la baisse des prix, réaliste ou naïf ?

Monoprix fait le bonheur (chiffré en tout cas) du groupe Casino. Même le patron du groupe stéphanois, l’emblématique Jean Charles Naouri, le consent lorsqu’il cède pour quelques minutes (il ne faudrait tout de même pas exagérer) la parole à Stéphane Maquaire, patron du premier cité lors de la présentation des résultats du groupe pour 2013.Ainsi, Monoprix représente 40 % du résultat de la France pour l’enseigne de Saint-Etienne. Et Casino a besoin de cette manne, puisque depuis septembre 2012, le groupe s’est engagé dans une action d’envergure : redorer l’image prix de ses hypermarchés GEANT. La tâche est rude mais nécessaire puisqu’en 2012, la part de marché des hypermarchés passait de 2.9 % à 2.6 %. Des actions, qui n’ont pas permis d’enrayer le plongeon des ventes en 2013 (- 6.9 %) même si les derniers mois laissaient présager le retour des clients et des progressions de chiffre d’affaire. (Avouons, quand même, qu’afficher des baisses sur des historiques si catastrophiques seraient bien plus qu’inquiétants). Les ventes entre janvier et février affichent un timide + 2.2 %.

Mais même si Jean Charles Naouri affiche un optimisme pour cette fin d’année, il sait qu’il faudrait entre 5 à 10 points de croissance pour réussir à « rentabiliser » les plus de deux cent millions d’euros investis. D’autant plus que le positionnement de la locomotive en France, Monoprix, en haut de gamme commence à s’essouffler. Le résultat net de Casino plonge, et les marges de manœuvre se réduisent en France tout du moins, car l’international permet aussi à Casino de se maintenir la tête hors de l’eau. Alors, Casino ne sera-t-il pas tenté de remonter ses prix dès lors qu’il en aura l’occasion ?

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *