Etats Généraux de l’Alimentation, une charte pour pas grand-chose

C’est passé relativement inaperçu et pourtant l’accord signé le 14 novembre dernier est historique. Pour mettre en scène ce moment, le Ministère de l’Agriculture et le secrétariat d’Etat à l’Economie avaient mis les petits plats dans les grands, en attendant la grande loi qui est promise pour le premier semestre 2018.

Les Etats généraux de l’Alimentation ont déjà fait couler beaucoup d’encre et cet accord reste incompréhensible. Pas sûr, que les négociations 2017/2018 soient aussi apaisées, que le Président l’aurait souhaité. Aucun engagement n’a été prix par la Grande Distribution ou par les Industriels pour offrir une juste rémunération aux agriculteurs, et pourtant l’objectif ultime résidait bien ici.

Un accord pour faire plaisir à chacun mais sans réelle solution

 

De leur côté, les agriculteurs se sont engagés à proposer des productions plus durables et plus compétitives (sic !) tout en s’accordant à souligner l’importance des regroupements. Les industriels, eux, se sont accordés pour créer des partenariats équitables et durables entre toutes les parties prenantes. Une belle déclaration de principe, mais qui dans les fait aura du mal à se traduire.

 

Respect, engagement, durabilité, les notions sont certes louables mais cette charte n’a, il faut bien l’avouer, pas grande valeur. Les grandes enseignes de la Grande Distribution se félicitent cependant de voir les industriels s’engager à plus de transparence. Dès lors, les distributeurs auront beau jeu de se plaindre du manque de transparence de ces industriels pour refuser les augmentations par exemple.

 

Vous pouvez vous faire votre propre avis en consultant cette charte

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