Etats généraux de l’alimentation : une ouverture officielle

 

A chaque changement de gouvernement, on entend les déclarations de principe se multiplier en ce qui concerne l’encadrement et la gestion de la Grande Distribution. En 2017, ces déclarations resteront gravées dans les mémoires puisqu’elles ont pris, depuis le 20 juillet dernier, une forme originale : les états généraux de l’alimentation.  Ces états généraux représentent la concrétisation d’une des promesses de campagne du président Macron, mais quelles seront les conséquences pour la Grande Distribution. 

 La Grande distribution au cœur des états généraux de l’alimentation

 

Ouvertes le 20 juillet, ces états généraux devront se poursuivre jusqu’à la fin de l’année. Ce temps long permettra d’aborder plusieurs thématiques. En septembre, ce sont les relations et les négociations commerciales qui seront à l’honneur. La question d’une juste rémunération des agriculteurs sera au centre du débat, et personne ne doute que les conclusions de ces débats seront publiées avant le début des prochaines négociations commerciales.

La question de l’alimentation saine, durable et accessible à tous permettra de tenir le suspens des débats jusqu’en décembre.

Edouard Philippe, le Premier ministre a ainsi expliqué :

 

« Un des objectifs prioritaires de ces états généraux concerne la répartition de la valeur. Pourquoi une partie de la valeur ne redescend-t-elle pas de la distribution vers la production ? Pourquoi certains producteurs se font mieux entendre que d’autres dans le cadre de leurs négociations ? Pourquoi certaines productions se vendent mieux que d’autres ? Je souhaite que nous trouvions des réponses à ces questions connues, anciennes, dès les prochaines négociations commerciales. »

Le gouvernement fait néanmoins savoir, qu’il compte beaucoup sur ces états généraux ne s’interdisant cependant pas de légiférer si le besoin s’en faisait sentir. La grande distribution, comme chacun des acteurs de cette filière alimentaire, veut néanmoins se faire entendre en soulignant leurs contraintes et leurs spécificités. Il sera dur d’accorder tous les avis sur ces questions.

Ainsi la grande distribution serait plutôt favorable à la généralisation des accords tripartites, réunissant outre les enseignes, les industriels et les agriculteurs.

C’est donc dans la discrétion, imposée par cette période estivale, que commence à se discuter l’avenir de la filière alimentaire avec en toile de fond le prochain cadre de développement des hypermarchés et autres supermarchés.

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1 réponse

  1. septembre 5, 2017

    […] états généraux de l’alimentation, dont le blog du Commerce et de la Grande Distribution, vous a déjà parlé,  visent à […]

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