Le gaspillage alimentaire, apprendre à perdre pour gagner

Les périodes de fin d’année – comme d’autres moments dans l’année – représentent un véritable challenge pour les hypermarchés et supermarchés. Synonyme de fréquentation accrue, et donc d’augmentation de Chiffres d’Affaires,  cette période constitue également un danger en ce qui concerne les pertes du magasin, autrement considérées comme un véritable gaspillage alimentaire. En effet, si les produits festifs (FOIE GRAS – HUITRES – …) sont plébiscités par la clientèle, le « surplus » lui ne sera pas vendu après les fêtes, ou alors soldé (la baisse de prix constitue aussi, pour le point de vente, une perte), et il n’est pas rare, que les pertes de ces périodes soient scrutées et analysées. En quelques jours, une bonne gestion d’un rayon sur l’ensemble de l’année peut fortement se dégrader, voire devenir périlleuse pour le gestionnaire.

A ce dilemme, il faut ajouter le fait, que les produits exposés en Décembre sont commandés des mois auparavant, avec un système de précommandes, interdisant la prévision des intempéries et autres aléas imprévisibles.

Gaspillage alimentaire

Perte à maitriser ou gaspillage alimentaire ?

Néanmoins, il faut savoir perdre pour gagner. Ainsi, j’ai visité un hypermarché de la région lyonnaise le mardi 29 décembre 2010 (Je ne citerai pas le nom de cette enseigne, sachant que chacun des groupes de la distribution connait  ce genre de désagréments).

Au rayon volaille, le magasin ne proposait que des volailles (OIE – DINDE –  CHAPON-…) avec des D.L.C. au 30/12 voire, pour quelques unités, au 31/12. Certes, les intempéries de la semaine de Noël ont du amoindrir fortement les prévisions de vente de ces volatiles, mais refuser de mettre en vente les volailles, avec des dates plus lointaines, afin de vendre le reliquat de Noël n’est pas un bon calcul. Non seulement, une grande partie des clients n’achèteront pas ces volailles, préférant visiter la concurrence, mais les volailles précommandées pour la Saint Sylvestre seront à vendre avec le début de la nouvelle année, moment peu propice à la vente de produits dits festifs…

La démarche, ainsi proposée dans cet hypermarché, n’est en rien une gestion claire et saine de la démarque inconnue, véritable poison de tous les gestionnaires de points de vente.

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