Mulliez, un empire méconnu

On en parle souvent comme d’une famille mystérieuse et intrigante. Certains la citent en exemple alors que d’autres ne cessent de la dénigrer. Un blog se consacre même à éplucher les dernières informations autour de cette galaxie. Dans tous les cas, la famille Mulliez ne laisse personne indifférent.Un empire construit dans la distribution

La famille Mulliez reste indissociablement liée à la grande distribution avec Auchan ou encore Simply Market, mais on la retrouve aussi dans la distribution spécialisée dans le sport avec Decathlon, le bricolage avec Kiloutou ou Leroy Merlin, la mode avec Jules, Pimkie ou encore Jules mais aussi dans la restauration avec Flunch ou Pizza Paï. ..Lister les entreprises de cet univers revient à dresser une liste à la Prévert.

Cette galaxie représente quand même un chiffre d’affaires de 80 milliards d’euros (à titre de comparaison, le leader de la G.D., Carrefour, affiche 84.3 milliards d’euros de CA) pour plus de 470.000 salariés. Et cette galaxie est avant tout familiale, puisqu’on compte des centaines de cousins, frères et autres proches. La très étonnante Association familiale Mulliez (AFM) concentrerait un patrimoine évalué à 26 milliards d’euros (Toujours à titre de comparaison, Bernard Arnault, patron de LVMH, affiche une fortune établie à 26.2 milliards).

Un empire Mulliez édifié rapidement

Et dire qu’en 1955, personne ne connaissant la famille Mulliez. L’AFM est créée pour regrouper les enfants au départ (au nombre de 11) de Louis Mulliez. Leur pacte « Tous dans tout » vise à accompagner le développement du patrimoine familial tout en permettant le financement des projets familiaux. La famille est avant tout une famille de créateur : Phildar en 1940, Auchan en 1961. Le concept ramené des Etats Unis s’inspire aussi largement d’une politique de prix bas, inspirée là par un certain…..Edouard Leclerc.

Les années 1960 et 1970 voient la multiplication des créations : Saint Maclou, Kiabi, Pizza Paï, Decathlon,…Même si les enseignes sont diverses et multiples, la question du prix reste centrale dans toutes ces démarches. Certains notent le caractère « familial » de ces entreprises, où il fait encore bon se tutoyer et où le capital s’ouvre aux salariés eux-mêmes. (Ces mêmes salariés détiennent ainsi 11.2 % du capital d’Auchan).

Une structure familiale pour un empire rentable

Même si la famille est omniprésente (doux euphémisme), on se plait à rappeler, que chacun doit faire ses preuves et que personne ne peut se prévaloir d’un statut ou d’une fonction par son seul patronyme.

Entre le mythe et le quotidien, la réalité reste difficile à percer, tant les holdings se multiplient et que l’AFM n’est pas célébrée pour sa transparence mais bien plus pour son opacité. Certains syndicats se sont même essayés à faire reconnaitre cette galaxie Mulliez comme un groupe, ce qui permettrait ainsi de faire jouer les clauses de responsabilité en cas de défaillance de l’une des enseignes.

Cependant, tout n’est pas rose dans cette galaxie Mulliez, et si l’AFM voit arriver les nouveaux venus de la famille (l’AFM devrait dépasser les 1.000 membres prochainement), les dissensions se font de plus en plus fréquentes même si là encore l’opacité reste la règle.

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