Quand la Presse juge mal la Grande Distribution

 

L’hebdomadaire Le Point, du 23 juin 2011, consacrait un dossier sur le racket des Grande surfaces. (pp.76-93). Le titre même du dossier laisse présager de son contenu, et il s’agit bien d’un melting-pot des idées communes sur les grandes surfaces. Dénonçant les revenus de Lars Oloffson  , PDG de CARREFOUR, l’hebdomadaire essaie de nous effrayer avec la rengaine (servie et resservie) de Big Brother. C’est les distributeurs, qui sont ici accusés de pénétrer nos vies privées pour accroître leur efficacité marketing.   Dénonçant une concentration néfaste à la concurrence, les journalistes s’effraient du management catégoriel, en ne présentant que la gestion de rayon des grandes surfaces, confiée à des industriels. Comme tout dossier en la matière, les pressions des centrales d’achat sur les PME sont dénoncées, tout comme la férocité de franchiseurs envers les petits franchisés.  L’article se clôture par le récit du Calvaire d’un agriculteur étranglé, revenant sur la pressurisation supposée des agriculteurs par les Grandes Surfaces.  Peu (voire pas du tout) d’éléments positifs pour ce secteur. Pas un mot sur le 1er employeur privé de France. Pas une ligne sur les actions –qu’on les approuve ou non – de LECLERC. Il est facile de dénoncer ainsi, sans prendre la peine d’expliquer, car c’est ce que nous reprochons à ce dossier : il ne présente qu’un aspect des éléments. Certes il est difficile – voire impossible – de traiter un sujet aussi vaste, de manière exhaustive. Néanmoins, il est étonnant (par exemple), que l’article sur le category management s’alarme des dangers du système, sans en évoquer certains de ses bienfaits, lorsqu’un distributeur confie une partie de sa gestion logistique à un industriel de l’eau : Développement durable, baisse des émissions de CO2,… Etonnant de s’alarmer des difficiles relations entre grande distribution et PME, sans évoquer le partenariat des centres LECLERC avec une fédération, représentant ces dernières,…. Un article de ce dossier sort de l’eau par la pertinence de son analyse :Ces enseignes, qui spéculent. Bertrand Gobin nous y explique la difficile relation entre les activités commerciales, et la gestion du foncier, en évoquant la position adoptée par chacun des grands groupes.

J’essaie à travers ce blog de présenter le commerce et la Grande Distributions, domaine dans lequel j’évolue depuis bien des années, sans en vanter indéfiniment les bienfaits, ni continuellement les dénigrer.  Une position, que Le Point a délibérément choisi d’ignorer. Dommage…

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