La révolution des hypers pour redynamiser les centres-villes !

 

Si la Grande Distribution cherche à réinventer son business model, d’autres acteurs de la société civile s’interroge également. Le maire de Montigny les Cormeilles, dans le département du Val d’Oise, M Jean Noël Charpentier invitent ces acteurs à « prendre conscience de l’impact social, urbain et environnemental de leurs implantations ».Mr le Maire sait de quoi il parle, puisqu’un hypermarché existe sur le territoire de sa commune depuis 1974.

Spécificité, cet hypermarché est situé en plein centre-ville, et la mairie cherche à dynamiser la cité, ce qui passe nécessairement par des efforts au niveau de l’hypermarché. De son côté, l’hypermarché n’entend pas se démener, alors qu’il perd, année après année, du chiffre d’affaires. Carrefour n’entend pas investir, ce qui, à terme, conduit à une baisse de la rentabilité, alors que la mairie souhaiterait un partenariat gagnant – gagnant. Ici, l’avenir de la Grande Distribution n’est pas théorique uniquement.

Du reste, l’association Centre-Ville en mouvement (CMV) souhaite que la redynamisation des centres-villes soit déclarée comme « grande cause nationale en 2018 »

Député de l’Hérault et président de CVM, M Patrick Vignal s’effraie :

 

Il y a des villes de 40 000 habitants dans lesquelles il ne se passe plus rien à partir de 19 h

 

L’association entend mobiliser toute la société pour redonner du peps à ces cœurs de cité. Et parmi les causes pouvant expliquer cette dévitalisation, les centres commerciaux et leurs difficultés sont au cœur de la polémique. Les centres commerciaux sont le plus souvent situés en périphérie des villes mais leur attractivité aux yeux de enseignes diminue “Il manque un regard général sur la question de la périphérie et l’anarchie des autorisations de constructions commence même à atteindre l’activité de ces zones : le taux de vacance des centres-commerciaux a été multiplié par deux en trois ans, passant de 4,6 % en 2012 à 9,5 % en 2015.”

Monsieur Vignal souligne même : « C’est au cœur de ville que se forge le lien social, que s’éprouve la fierté d’appartenir à une communauté, locale, nationale. […] Laisser nos centres-villes disparaître c’est porter une lourde responsabilité dans la crise économique et démocratique qui traverse notre pays »

 

 

 

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