Système U accélère sur le drive

Même si Système U reste avec Leclerc le groupe le plus en forme ces derniers temps, il avait pris quelque retard en ce qui concerne le développement du drive, décliné chez le groupement de commerçants indépendants, sous la forme de picking magasin (avec les inconvénients en découlant aussi bien pour les clients que pour l’enseigne). Système U affiche donc une fois de plus une ambition forte, en souhaitant un drive pur, accolé ou solo, pour chacun de ses hypermarchés et super U.

Dès Septembre de cette année, l’Hyper U des Herbiers (Vendée) et celui de Sierentz (Alsace) testeront ce drive accolé avec plus de 5.000 références.  Courant 2013, les points de vente de Vannes et de Limoges testeront alors le drive solo.  Le picking magasin sera alors progressivement abandonné. Les motivations de Système U reposent en partie sur les résultats de cette nouvelle forme de distribution, qui a réussi à s’imposer en quelques années.

8.5 % des foyers français, soit 2.3 millions de foyers, sont déjà clients des drives et les 2 % de part de marché ont été dépassé depuis février 2012, alors que la barre des 10 % n’est plus hypothétique ni même lointaine. Mais, pour accompagner ce développement, le picking, plébiscité jusque là par Système U, reste trop contraignant.

Pour faire simple, le picking entraine des salariés à prendre en rayon dans le magasin ce que leurs collègues ont mis des heures à ranger le matin avant l’ouverture. En outre, la gêne client est également un argument à prendre en compte.

C’est pourquoi donc Système U se lance dans ce développement du drive pur et dur même si aujourd’hui encore, aucun distributeur n’est en mesure d’avancer une analyse sérieuse quant à la rentabilité de ce mode de distribution.  Mais, les distributeurs n’ont plus le choix, et si la question de la viabilité économique de ce format doit se poser, ce sera après la bataille, qui fait rage pour conquérir ces précieuses parts de marché.

Pourtant, un bémol reste néanmoins bien souvent minoré. Les clients des drives sont, d’après les premières études, moins « fidèles aux enseignes » que les clients traditionnels. Le tout est alors d’être le mieux passé, et on comprend l’implantation de drive solo de telle ou telle enseigne sur les parkings de leurs concurrents.

L’ambition du groupe, dirigé par Serge Papin, est donc, dans les 5 ans, de compter 1000 drives purs et durs (contre 450 allégés aujourd’hui), mais aussi 1.000 magasins discount (Super U et Hyper U)  et 1.000 magasins de proximité ( U Express et Utile). La règle des  3 * 1.000 est lancée pour Système U. N’oublions pas que Serge Papin a déjà à de maintes reprises posé l’ambition du groupe : 12 % de part de marché. Pour y parvenir, les moyens doivent être à la hauteur des ambitions.

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