Temps difficiles mais médiatiques pour Lactalis

Après son échec à reprendre 50 % du capital de YOPLAIT, LACTALIS (8.5 milliards d’euros) vient de devenir le premier actionnaire du géant laitier italien, PARMALAT avec 29 % du capital. Sans lancer d’Offre Publique d’Achat, le groupe français devrait, désigner le management du groupe italien lors de la prochaine assemblée générale.  LACTALIS a bâti son développement sur la croissance externe , tout en réussissant parfaitement à intégrer les nouvelles acquisitions. Ainsi, une étude d’Euromonitor indique que 17.1% de la croissance de chiffre d’affaires entre 2005 et 2009 serait due à cette boulimie d’acquisition.

4ème groupe mondial en ce qui concerne la production de produits laitiers (2.5 % du marché), l’entreprise de LAVAL  se situe juste derrière l’américain Kraftfoods (2.9%), mais loin derrière les leaders français DANONE ( 5.3 %) et le suisse NESTLE ( 3.8 %) .

Si aucun accord amiable n’était trouvé avec la banque IntensaSanPaolo et le chocolatier FERRERO, LACTALIS  devrait alors requérir à une OPA sur le 9ème producteur mondial (1.9 %) , dépassant alors NESTLE et pouvant inquiéter DANONE. Ainsi, les produits PARMALAT s’ajouteraient aux fromages GALBANI, déjà détenus par LACTALIS depuis 2006. En outre, LACTALIS, qui réalise 45 % de son CA sur le territoire national, espère tirer profit de l’implantation du groupe italien sur les marchés d’Amérique latine et du Moyen Orient, d’autant plus que si les ventes de PARMALAT sont en déclin depuis 2006, le groupe réussit à accroitre ses ventes sur les marchés à forte valeur ajoutée (Lait vitaminé pour bébé…).

En Italie, le gouvernement, soucieux de voir apparaitre une alliance d’investisseurs italiens pour barrer la route à LACTALIS, a adopté une loi, autorisant les entreprises à repousser leurs assemblée générale jusque fin juin (celle de PARMALAT devait avoir lieu mi – avril)., alors que ces derniers jours, la Commission européenne enquête sur ce protectionnisme italien. Il faudra donc suivre de près cette affaire, qui met, encore une fois (après l’opposition de LACTALIS avec les centres LECLERC), LACTALIS sous les feux des médias.

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1 réponse

  1. janvier 11, 2018

    […] des relations difficiles avec les hypermarchés et plus généralement avec la Grande Distribution. Le groupe laitier semble tromper son monde, et l’actuel scandale du lait infantile n’arrangera pas l’image sulfureuse du groupe.Inutile […]

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